Le cycle arthurien

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Re: Le cycle arthurien

Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:41

La Table ronde


La Table ronde dans la légende du Roi Arthur est la dot de mariage que fit Guenièvre à son futur mari le roi Arthur. Elle a été conçu bien avant que la légende ne naisse et personne ne se souvient de sa création. Cette table de taille monumentale pour l'époque permettait d'accueillir une trentaine de personnes. Très vite Arthur lui donna une place prépondérante à Camelot et en fit un symbole de paix et d'égalité, en effet en siégant à cette table, chaque chevalier devenait égal aux autres : roi et titres n'existaient plus. Le symbole de la tablée se retrouve de nos jours et certaines communes pratiquent encore ce rite. Une reproduction de la table ronde d'Arthur se trouve suspendue dans le Grand Hall de Winchester.
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Re: Le cycle arthurien

Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:45

le roi pêcheur


Le Roi pêcheur ou Roi blessé (en vieux français le "Roi Méhaignié") figure dans la légende arthurienne comme le dernier d'une lignée chargée de veiller sur le Saint Graal. Dans les textes du moyen-âge tardif, on le qualifie de ce fait souvent de « Riche Roi Pescheur » en référence à l'inestimable trésor dont il assure la garde (un trésor spirituel plus que matériel).
Le récit de son histoire varie largement, mais il est à chaque fois blessé aux jambes ou à l'aine, et incapable de se mouvoir seul. Depuis sa blessure, son royaume semble partager ses souffrances, comme si l'infirmité du roi rendait la terre stérile. C'est le mythe de la Terre Désolée (en vieux français Terre Gaste, à rapprocher de l'anglais « Waste Land »). Il ne lui reste plus rien à faire que de pêcher dans la rivière auprès de son château de Corbenic. De tous les horizons, les Chevaliers accourent afin de soigner le Roi pêcheur mais seul l'élu, le bon chevalier, peut accomplir ce miracle. Dans les premiers récits, ce sera Perceval, qui sera dans les versions suivantes accompagné par Bohort et Galaad, voire remplacé par ce dernier.
Ce qui prête à confusion, c'est la présence à plusieurs reprises de deux Rois blessés - un père (ou grand-père) et son fils - vivant dans le même château et protégeant le Graal. Le père, plus sérieusement blessé, reste au château, uniquement gardé en vie par le pouvoir du Graal, alors que le fils, plus alerte, peut accueillir les invités et aller pêcher. Afin de faciliter la compréhension tout au long de l'article, le père sera appelé le Roi blessé et le fils le Roi pêcheur .

Pourquoi le « Roi pêcheur » ?

On attribue à ce titre diverses origines, qui ne s'excluent pas les unes par rapport aux autres.
Symbolisme chrétien : le poisson symbolise le Christ ; les premiers apôtres étaient des pêcheurs jusqu'à ce que Jésus les envoie à travers le monde comme « pêcheurs d’hommes » (Mt 4, 19; Mc 1, 17).
Mythologie celtique : la mythologie irlandaise évoque le Saumon de la sagesse.
Un jeu sur les mots : en français, les mots « pêcheur » et « pécheur » (celui qui commet le péché) sont quasiment identiques.

Perceval de Chrétien de Troyes

Le Roi pêcheur apparaît pour la première fois dans le roman inachevé de Chrétien de Troyes, Perceval ou le Conte du Graal, aux environs de 1180. Ni sa blessure ni celle de son père ne sont expliquées, mais Perceval découvre par la suite que les rois auraient été guéris s'il les avait questionné sur le Graal, alors que son tuteur lui avait enseigné de ne point poser trop de questions. Perceval apprend qu'il est lié aux deux rois par sa mère, la fille du Roi blessé. Le récit s'interrompt avant le retour de Perceval au château qui abrite le Graal.
A noter que Chrétien de Troyes ne désigne jamais l'objet de la quête par le terme de Saint Graal. Il semble donc clair qu'il a utilisé le mot graal en sachant que l'item serait familier au lecteur. Ce n'est pas avant Robert de Boron (voir ci-dessous) que le Graal est lié à Jésus. De la même manière, des auteurs plus tardifs ont associé la Sainte Lance, utilisée par le centurion romain Longinus qui a blessé Jésus au flanc et sur laquelle se trouvait le sang du Christ, avec la Lance de la Destinée

Mythologie celtique

Bien qu'il apparaisse pour la première fois dans Perceval, le Roi pêcheur trouve ses racines dans la mythologie celtique. Il pourrait s'agir d'une figure plus ou moins dérivée de Bran le Béni, personnage des Triades galloises. Bran posséde un chaudron pouvant redonner vie - de manière imparfaite il est vrai - qu'il offre comme cadeau au mariage de sa soeur Branwen et du roi d'Irlande Matholwch. Par la suite, il déclare la guerre aux Irlandais et est blessé au pied ou à la jambe - le chaudron est détruit. Il ordonne à ses compagnons de couper sa tête et de la rapporter en Grande-Bretagne. La tête separée de son corps continue à parler et leur tient compagnie durant tout le voyage. La troupe arrive au château de Grassholm, une petite île galloise, où les hommes passent quatre-vingt années dans la joie et l'abondance. Ils décident finalement de repartir et ramènent la tête de leur chef jusqu'à Londres.
En comparaison, dans le conte du Mabinogion Culhwch et Olwen, les hommes d'Arthur doivent aller jusqu'en Irlande pour y récupérer un chaudron magique. Le poème gallois The Spoils of Annwn (Le Butin d'Annwn) relate la quête similaire d'un mystérieux chaudron.
Dans le roman gallois Peredur, qui se base sur le récit de Chrétien de Troyes tout en apportant de nombreuses évolutions, le Graal a totalement été abandonné. Le personnage du Roi pêcheur, même s'il n'est plus nommé ainsi, apparaît et présente à Peredur une tête coupée sur un plateau. Ce dernier apprend ensuite qu'il a des liens de consanguinité avec ce roi, et que la tête coupée est celle de son cousin, dont il devra venger la mort.
Mais le Roi pêcheur fait surtout penser au Dagda de la mythologie celtique irlandaise, dont le chaudron était aussi l’un des talismans. Ce dieu-druide était le plus important de la hiérarchie divine des Tuatha Dé Danann, juste après Lug le Polytechnicien. Sa blessure et son infirmité représente sa déchéance par le christianisme et la « Terre Gaste », la désolation des anciens temps, voués au paganisme.

Travaux médiévaux

L'évolution suivante du Roi pêcheur se trouve dans Joseph d'Arimathie de Robert de Boron, qui établit la première connexion entre le Graal et Jésus-Christ. Ici, le « riche pêcheur » est appelé « Bron » , nom assez semblable à celui de Bran pour suggérer une relation. Il est également décrit comme le beau-frère de Joseph d'Arimathie, ce dernier ayant recueilli le sang du Christ grâce au calice. Joseph découvre une communauté religieuse qui voyage jusqu'en Grande-Bretagne, où il confie le Graal à Bron, appellé le « riche pêcheur ». Bron, appelé ainsi car il attrape le poisson qui nourrit toute la table du Graal, trouve ensuite la lignée des gardiens du Graal dont Perceval ferait partie.
Dans le Didot-Perceval, qui serait la transposition en prose d'un travail perdu de Robert de Boron, Bron est appelé le « Roi pêcheur » et son histoire est relatée alors que Perceval revient à son château pour en découvrir plus sur le mystère de la guérison du roi. Ce dernier est ici présenté comme le Grand-père de Perceval et non comme son oncle maternel comme dans les œuvres précédentes.
Wolfram von Eschenbach s'appuie sur l'histoire de Chrétien de Troyes et l'étend largement dans son roman épique Parzival. Il retravaille le concept du graal et la communauté qui l'entoure, en nommant notamment des personnages que l'auteur initial avait laissés dans l'anonymat : le Roi blessé est "Titurel" et le Roi pêcheur « Anfortas ».
Le cycle associant le Graal et Lancelot va plus en avant dans l'histoire qui entoure le Roi pêcheur, dont de nombreux parents auraient été blessés pour leurs échecs. Les deux seuls rois survivant à l'époque arthurienne sont Pellam (ou Pelleham), le roi blessé, et Pelles, qui fomente la naissance de Galahad en amenant Lancelot à convoler avec sa fille Élaine de Corbénic (cette dernière prenant sous l'effet d'un sort de Brisène l'enchanteresse les traits de Guenièvre). Selon la prophétie, Galaad découvrira le Graal et ramènera à la vie la Terre désolée.
Dans le Roman du Graal, aussi appelé « cycle Post-Vulgate » de même que dans Le Morte d'Arthur de Sir Thomas Malory (écrit vers 1470), le Roi pêcheur Pellam est blessé par le seigneur Balin, qui pour se défendre face au roi enragé lui inflige le « Coup douloureux », avec la Lance de la Destinée. Pellam et son royaume doivent alors traverser une période de désolation jusqu'a la venue de Galahad. Chez Malory, Quatre personnages, dont certains se recoupent sans doute, correspondent au Roi blessé ou au Roi pêcheur.
1.Le roi Pellam, blessé par Balin, comme dans le Roman du Graal.
2.Le roi Pelles, grand-père de Galahad, décrit comme le "le roi mutilé". Dans un passage, il est clairement identifié comme étant Pellam ; en revanche, dans un autre passage, les circonstances dans lesquelles il a été blessé sont différentes.
3.Le roi Pescheour ou Petchere, seigneur du château du Graal, qui n'apparaît vraiment dans aucune scène (en tout cas pas sous ce nom), doit sans doute son existence à une erreur de Malory, qui aura pris l'épithète "le Roi Pêcheur" en français pour un nom. Néanmoins, Malory le dinstingue clairement de Pelles.
4.Un roi mutilé anonyme, cloué au lit, soigné par Galahad à l'apogée de la quête du Graal. Il est lui aussi clairement dinstingué de Pelles, qui dans le passage vient juste d'être envoyé hors de la pièce, et qui en tout cas est capable de se déplacer.
Il semblerait que Malory ne souhaitait qu'un seul Roi mutilé, blessé par Balin et souffrant jusqu'à ce que son petit-fils Galahad le guérisse, mais il n'a jamais réussi à concilier toutes ses sources.
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Re: Le cycle arthurien

Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 15:51

le cycle arthurien n'est pas qu'une légende, il tire ses origines de traditions celtes et certains personnages ont réellement exictés.
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Re: Le cycle arthurien

Message par Anonymou le Jeu 13 Avr - 21:36

Franchement, riche et précis... De l'excellent travail Drak!

Heureusement que tu l'as fais... car je n'aurais pas été aussi précis...
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Re: Le cycle arthurien

Message par daemonia.nymphe le Jeu 13 Avr - 21:41

vraiment excellent bon ben demain je vais rachter des feuilles d'imprimante moi 8)
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Re: Le cycle arthurien

Message par Lestat le Ven 30 Juin - 19:31

je suppose, au vu de ce que tu as écris que tu as lu le cycle de Pendragon de Stephen Lawhead. Je suis justement en train de les relire pour la 10 ième fois car je suis fan, j'aimerai faire ma thèse sur la légende arthurienne. Je suis heureuse de voir que d'autres partagent cet engouement.
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Re: Le cycle arthurien

Message par drakaon le Ven 30 Juin - 20:47

j'ai pô lu Stephen Lawhead. J'ai surtout lu jean Markale et son cycle arthurien
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les Chevaliers de la Table Ronde

Message par AraneL le Sam 9 Déc - 21:18

Tout le monde en a entendu parlé un jour...La fabuleuse légende des Chevaliers de la table ronde, Merlin, Viviane alias la Dame du lac, Morgane la Fée....

Suite à une demande de Tromy pour une photo de la Dame du Lac, :rougir: hein Tromy ???
Voici un résumé de l'histoire de la " Lady of Shalott" :



La fée Viviane, dite Viviane, la Dame du Lac, enleva le jeune Lancelot, alors qu'il était encore enfant, après la mort de son père le roi Ban de Bénoïc et de sa mère, la reine Élaine. Elle l'emmena au plus profond d'un profond lac duquel il crut ne jamais pouvoir ressortir, ignorant qu'il s'agissait là du « passage » obligé pour rejoindre le royaume merveilleux et caché d'Avalon, le pays des mages et sorciers. Dans d'autres textes il ne s'agit pas d'Avalon mais du lac de Diane

Viviane lui enseigna les arts et les lettres, lui insufflant sagesse et courage, faisant de lui un chevalier accompli. Elle le mena alors à la cour d'Arthur, à Camelot, pour y être adoubé, et le présenta aux chevaliers de la Table Ronde, dont il devint le plus célèbre représentant.

Selon une des nombreuses variantes de la légende, Merlin succomba aux charmes de Viviane et elle lui demanda de lui enseigner ses secrets. Merlin apprit à Viviane pratiquement tout ce qu'il savait. Plus tard, Viviane fit tourner 9 fois un voile magique autour de son amant endormi. Il devint ainsi son "amant éternel". Finalement, Viviane enferma Merlin dans une tour de verre (ou une grotte, d'après les différentes légendes). Une autre variante fait de Viviane la responsable de la mort de Merlin. En effet, voulant préserver sa virginité des assauts répétés du vieil Enchanteur, Viviane lui demande de l'initier à la magie. Dans le seul but de la conquérir Merlin accepte, tout en sachant (grâce à son don prophétique) qu'elle causera sa perte. Viviane l'ensserre vivant dans une tombe grâce à un enchantement.

Après la mort de sa mère Ygraine, Viviane eut soin de Morgane, faisant d'elle une magicienne, tandis que Merlin l'enchanteur prit soin de l'éducation de son demi-frère, le futur roi Arthur. Selon d'autres textes, Morgane n'est pas la demi-sœur d'Arthur mais sa sœur et celle-ci ne fut pas élevée par Viviane mais elle aurait appris, elle aussi, sa magie de Merlin. Bien au contraire, toute deux s'affrontent à l'aide de leur magie. Viviane protège Arthur, sa cour et l'idéal courtois et chevaleresque qu'il incarne, tandis que Morgane veut la perte de son frère et de sa belle-sœur, le reine Guenièvre.

Dans son Cycle de Pendragon, Stephen Lawhead reprend la figure de la Dame du Lac sous un nom différent : Charis, fille du Roi Suprême d'Avalon (plus connue sous le nom d'Atlantide). Marié au prince breton Taliesin, lors de la Bretagne de bien avant Pendragon, ceux-ci auraient enfanté dans la douleur Merlin l'Enchanteur. Après la mort de Taliesin, Charis s'occupera de Merlin et elle ira reposer dans le lac de Logres, d'où son nom de Dame du Lac.
(plus d'infos voir le topic "stephen lawhead" dans Livres


Voila j'espère que çà vous a plu ! Si vous connaissez ou possédez d'autres histoires des chevaliers de la table ronde j'en raffole je suis preneuse :amourfous:

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Re: Le cycle arthurien

Message par AraneL le Sam 9 Déc - 21:38

Allez ! je suis lancée, un petit zoom sur l'origine de cette fameuse table ronde


la table ronde (Winchester, GB)


La Table ronde dans la légende du Roi Arthur est la dot de mariage que fit Guenièvre à son futur mari le roi Arthur. Elle a été conçue bien avant que la légende ne naisse et personne ne se souvient de sa création. Cette table de taille monumentale pour l'époque permettait d'accueillir une trentaine de personnes. Mais selon les récits, à cette table peuvent s'assoir entre 9 et 150 chevaliers. Très vite Arthur lui donna une place prépondérante à Camelot et en fit un symbole de paix et d'égalité, en effet en siégant à cette table, chaque chevalier devenait égal aux autres : roi et titres n'existaient plus. Une place reste toujours libre, elle est appelée "siège périlleux" et est réservée à celui qui deviendra le meilleur chevalier en trouvant le Graal. Le symbole de la tablée se retrouve de nos jours et certaines communes pratiquent encore ce rite. Une reproduction de la table ronde d'Arthur se trouve suspendue dans le Grand Hall de Winchester.


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Re: Le cycle arthurien

Message par AraneL le Sam 9 Déc - 21:46

Les Chevaliers de la table Ronde



La table ronde rappelait qu'ils héritaient de leur place uniquement sur leurs mérites, et qu'ils étaient à ce titre tous égaux. Comme la distance par rapport au roi peut réintroduire une hiérarchie, ce siège est choisi au hasard parmi les derniers. Outre l'intérêt de rassembler les meilleurs chevaliers du royaume, cette table était destinée à recevoir le Graal, quand il aurait été retrouvé.

Tous les chevaliers appelés à s'assoir à cette Table ont été vite identifiés, sauf un. Quiconque s'asseyait dans le siège vacant sans avoir été élu était englouti par la terre ; c'est pourquoi cette place s'appelait le Siège Périlleux. Il semble que cet ajout où seul le plus pur d'entre eux peut s'asseoir est un rajout chrétien tardif ; en effet dans la légende celtique ce serait Lancelot qui découvre le Graal, mais d'un point de vue chrétien, sa relation adultère avec Guenièvre, la femme du roi Arthur, le rend impur. C'est donc Gallad, le fils de Lancelot, né d'une union illégitime mais pur en lui-même, qui trouvera le Graal, le rapportera à la Table Ronde et s'assiera dans le Siège Périlleux. Ce retour du Graal à la Table Ronde marque la fin des Temps Aventureux, la fin de la quête.


Un mythe sur la disparition de la magie

Dans l'écriture moderne de ce roman, nous trouvons le thème suivant : la Bretagne est corrompue par divers pouvoirs maléfiques, et la quête revient autant à défaire un par un les maléfices auxquels sont soumis les sujets de Bretagne, qu'à trouver le Graal. Une fois le Graal emporté en Palestine, les enchantements et maléfices disparaissent, ainsi que les pouvoirs de Merlin et Excalibur, l'épée du roi, est restituée à la Dame du Lac. D'une certaine manière, le dénouement et les actes trompeurs qu'Uther Pendragon a commis pour engendrer Arthur finissent par avoir une conséquence (amoureux d'une femme, il s'était fait passer pour son mari afin de passer une nuit avec elle, d'où est né Arthur). Ceci, en fait, s'inscrit dans l'idée que la magie dissipée, les enchantements et maléfices disparaissent, et que l'homme se retrouve à devoir assumer la responsabilité de ses actes.

Cela paraît bizarre si l'on prend Merlin (dans la version chrétienne) comme représentant du bien, or ce n'est pas le cas ; il est le fils du Malin qui lui donna le pouvoir de voir le passé ; Dieu le racheta du fait de la pureté des actions de sa mère et lui offrit le pouvoir de voir le futur. Ainsi, Merlin est similaire au mythe de Prométhée et d'Epiméthée, les premiers des hommes. Le mythe représente le Mal comme étant bien plus présent que le Bien. Plutôt que de l'attaquer directement et par là de choisir son camp, Merlin préfère laisser aux hommes le pouvoir de choisir par eux-mêmes leur destin. La magie, dans le contexte de la quête du Graal, bonne ou mauvaise, altère invariablement le jugement et la perception des hommes. Nous pouvons nous demander si la quête du Graal n'était pas une invitation symbolique, non à chercher la source de la magie du monde, mais au contraire à l'éteindre pour profiter pleinement de sa capacité de jugement. Ce questionnement s'illustre par le thème « Par delà le bien et le mal se trouve la vérité humaine. » Cette problématique est exposée assez clairement dans l'Excalibur de John Boorman.



Liste des chevaliers

Le nombre et les noms varient selon les textes. Le livre Les blasons des Chevaliers de la Table Ronde en donne 170, le livre Les chevaliers de la Table Ronde : Histoire d'une socièté imaginaire en recense 239. Voici les principaux :


Le Roi Arthur
Galahad (dit «le Preux» ; variantes : Galaad, fils de Lancelot)
Gauvain (neveu d'Arthur)
Lancelot (dit «du Lac» ; aussi appelé «Le Chevalier de la Charrette» ou "Chevalier Blanc")
Perceval (dit «le Gallois» ; variante : Parsifal, Parsival, Percival)
Yvain (variante : Owain dit "Le Chevalier au Lion")
Bohor (dit «de Gauis» ou "de Gaunes" ; variante : Bors)
Bedivere (variante : Bedwir ou "Bedwyr")
Keu (variantes : Kay, Kai ou "Kaï")
Mordred (ou Mordret)
Gaheris
Gareth
Geraint (ou "Erec" d'où la nouvelle "Erec et Enide")
Lamorak (dit «de Gulis»)
Tristan (variante : Tristram, d'où le roman "Tristan et Yseult" dit aussi "Tristan de Lyonesse")
Sagramor (dit "le Desrée", peut s'écrire également "Sagremor"
Accolon (dit "de Gaule", amant de Morgane)
Leodegrans (ou "Léodagan" père de Guenièvre)
"Lionel" (frère de Bohort de Gaunes)
"Hector des Mares" (cousin de Lancelot du Lac)
Agravain
Gahériet d'Orcanie
Galehot, seigneur des Iles Lointaines

Les vainqueurs des épreuves du Graal sont selon plusieurs auteurs : Galaad (qui meurt juste après avoir vu ce que contenait le vase saint), Perceval (qui devient le nouveau gardien du Graal après le Roi Pêcheur) et Bohort qui devient le messager entre l'aboutissement de la quête et la cour d'Arthur.

çà vous a plus ? vous en voulez encore ? :MDrr: moi oui !!!! :amourfous:


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Re: Le cycle arthurien

Message par Anonymou le Sam 9 Déc - 22:16

ArAneL a écrit:
Suite à une demande de Tromy pour une photo de la Dame du Lac, :rougir: hein Tromy ???
C'est dingue ça... :yazza: Un véritable amour qu'est cette nouvelle modératrice :bisoussss:

Vraiment un magnifique sujet, je suis franchement ravi par cette lecture. Merci beaucoup! ;)


PS: surtout ne t'arrêtes pas! :du ballon:
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Re: Le cycle arthurien

Message par AraneL le Sam 9 Déc - 22:18

Merci Tromy :zetaime:
Un réel plaisir pour une accro des légendes arthuriennes que de les faire partager :amourfous:
Vous pouvez participer hein, c pas interdit :hihihaha:

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Merci

Message par Babydole123 le Jeu 27 Aoû - 11:03

Vraiment bien!


Merci, c'est justement ce que je cherchais


Merci beaucoup

note Itshy : la publicité est interdite pour les nouveaux membres, surtout quand ils n'ont pas fait de présentation... merci d'aller dans la cAtégorie "Maintenant que tu es là..." et de faire une présentation.

Babydole123
Est-ce que tu connais les portes du soir

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Re: Le cycle arthurien

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