legende bretonne...

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legende bretonne...

Message par metalikheart le Mar 16 Mai - 20:51

Autrefois dans toute l'Europe occidentale, tout particulièrement en Armorique, les gens se méfiaient, souvent à juste titre, des vieux livres de magie dont ils connaissaient les dangers et ils faisaient leur possible pour ne jamais les approcher, encore moins les toucher ou les ouvrir. Mais ils étaient parfois obligés de garder chez eux de très anciens grimoires qu'on appelait des Agrippas, du nom de l'illustre philosophe dont la renommée s'était propagée un peu partout. À l'origine, les Agrippas étaient conservés par les prêtres, auxquels les populations s'en remettaient pour se protéger des démons; tant qu'ils restèrent enfermés dans les bibliothèques des monastères, l'Église put empêcher la propagation des maléfices qu'ils contenaient. Mais il advint que des couvents furent pillés lors de luttes religieuses et de nombreux Agrippas échouèrent entre les mains de gens sans méfiance qui ignoraient tout de leur contenu.

La puissance de l'Agrippa provenait de ce que le diable lui-même l'avait signé. On y trouvait la liste complète des démons assortie des services que ceux-ci pouvaient rendre aux humains : satisfaire les désirs et les vices, faire fortune, acquérir les connaissances interdites, par exemple, il révélait aussi comment s'y prendre pour appeler les serviteurs de Satan. On savait tout de suite si une personne avait ouvert un Agrippa, même si elle s'en défendait : l'odeur de soufre des démons et les miasmes de l'enfer imprégnaient ses cheveux et ses vêtements.

L'Agrippa lui-même était un être infernal. Le livre était énorme, aussi grand qu'un homme. C'était un chose vivante dotée de volonté; il était têtu et avait ses humeurs; il n'aimait pas être consulté mais rares étaient ceux qui résistaient à l'envie de savoir ce qu'il contenait. On ne parvenait à l'ouvrir qu'après une lutte longue et exténuante. Une fois cela fait, il fallait encore craindre ses accès de rage, extrêmement dangereux : il pouvait détruire votre maison ou vous conduire à la folie, car toute la furie, tout le feu de l'enfer couvaient entre ses pages et un rien les ranimait. Les sages prétendaient que le seul moyen de le calmer consistait à le suspendre à l'aide d'une chaîne de fer à une poutre dans une pièce totalement vide, de cadenasser la porte soigneusesment et de n'y plus toucher.

Néanmoins, malgré ces précautions, la vie devenait un cauchemar. Quand son propriétaire était près de mourir, le livre, se sentant abandonné, s'agitait tellement et faisait un tel vacarme que les animaux domestiques étaient atteints de folie; les murs de la maison se lézardaient et menaçaient de s'effondrer. La seule façon d'arrêter le fléau était de faire appel à un exorciste. Le prêtre faisait allumer un grand feu de paille puis, aidé par la famille, il jetait l'Agrippa dans les flammes. L'énorme livre brûlait en dégageant une chaleur terrible. Le prêtre recueillait soigneusement toutes les cendres; il les enfermait dans un petit sac qu'il attachait au cou du mourant. Quand l'homme trépassait, on l'enterrait avec le petit sac. On pouvait alors espérer que la famille n'aurait plus à souffrir des maléfices du livre maudit.

vala,c'st la meilleurs histoire de l'agrippa que j'ai trouvée si qqu'un en a une meilleur n'hesitez pas! ;)
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